Les femmes utilisent plus l'IA que les hommes
Aux États-Unis, elles ont rattrapé les hommes en deux ans ; chez nos clients, elles les ont dépassés. Et aussi cette semaine : la dépense d'IA par salarié multipliée par cinq en trois ans, et la France devenue troisième pays utilisateur de Claude.
La dépense d'IA par salarié a été multipliée par cinq en trois ans, petites entreprises en tête

Ramp est une plateforme américaine de cartes et de paiements d'entreprise. Son laboratoire d'économistes publie chaque mois le Ramp AI Index, construit sur les dépenses réelles de plus de 70 000 entreprises américaines : abonnements à des modèles et à des agents de code, jetons d'API, cloud GPU. En août 2026, l'entreprise médiane dépense en IA 23,23 $ par salarié et par mois quand elle est petite, 9,32 $ quand elle est moyenne, 3,68 $ quand elle est grande. En septembre 2023, c'était 5 $, 1,78 $ et 0,49 $.
La hausse est générale et elle accélère. Sur les douze derniers mois, la dépense par salarié a plus que doublé dans les trois catégories : +132 % pour les petites entreprises, +143 % pour les moyennes, +207 % pour les grandes. Ce sont les petites qui ont le plus augmenté en valeur, +18 $ par salarié et par mois, et l'écart avec les grandes s'est creusé : 4,50 $ en septembre 2023, près de 20 $ aujourd'hui.
Une médiane, pas une moyenne : la moitié des entreprises dépensent plus, l'autre moitié moins. À 23 $ par salarié, quand un abonnement coûte 20 à 25 $ par mois, la petite entreprise médiane achète à peu près un siège pour deux salariés. C'est un ordre de grandeur, pas une mesure : la dépense comprend aussi l'API et le GPU. Dans les grandes entreprises, 3,68 $ par salarié, c'est un siège pour dix : l'IA y reste réservée à une minorité, ou s'achète à des tarifs de volume.
Source : Ramp AI Index, août 2026, Ramp Economics Lab, données de paiement (cartes, factures) de plus de 70 000 entreprises américaines clientes de Ramp, septembre 2023 à août 2026. Fiabilité B (panel d'un éditeur).
Les femmes ont rattrapé les hommes dans l'usage des chatbots, notamment sur ChatGPT

Aux États-Unis, 49 % des adultes ont déjà utilisé un chatbot d'IA en février 2026, contre 33 % en 2024 (Pew Research Center, 5 119 adultes). En deux ans, l'écart entre hommes et femmes est passé de 11 points, 39 % contre 28 %, à 3 points, 50 % contre 47 %. Sur l'usage quotidien, un décalage subsiste : 27 % des hommes, 20 % des femmes.
Le détail par outil précise le tableau. Sur ChatGPT, l'outil le plus utilisé, l'égalité est parfaite : 44 % des hommes, 44 % des femmes. Sur Meta AI, les femmes sont devant, 15 % contre 13 %. L'écart subsiste sur les autres outils, moins répandus : Gemini 29 % contre 20 %, Copilot 22 % contre 13 %, Grok 11 % contre 4 %, Claude 9 % contre 4 %.
Ce qui n'a pas convergé, c'est le bénéfice perçu : 35 % des hommes disent que les chatbots les aident dans leur productivité, 25 % des femmes. À usage presque égal, les femmes déclarent moins de gain.
Vu chez nos clients. Sur le Panel Mister IA, l'intensité d'usage de Claude, en messages par personne active, était légèrement inférieure chez les femmes en mars (−3 %), égale en avril, inférieure en mai (−5 %). Elles sont passées devant en juin (+13 %), en juillet (+26 %) et en août (+12 %).
Sources : Pew Research Center, « The gender gap in AI », 17 juin 2026, American Trends Panel, 5 119 adultes américains interrogés du 17 au 23 février 2026. Données déclaratives. Fiabilité A. · Panel Mister IA, messages Claude par personne active, hommes et femmes, mars à août 2026, données mesurées, agrégées et anonymisées.
C'est la longueur moyenne d'un message envoyé à Claude par les utilisateurs du Panel Mister IA en juillet 2026, soit une quarantaine de mots. Mars : 209 caractères, avril : 194, mai : 204, juin : 220, juillet : 235, +12 % en quatre mois. Un message plus long, c'est plus de contexte : ce que l'on demande, pour qui, sous quelle forme. Les utilisateurs apprennent à briefer l'IA, et c'est la première composante de notre score de qualité.
La France est devenue le troisième pays utilisateur de Claude, mais un message sur deux y est personnel

Anthropic publie, avec son Economic Index, des données d'usage réel de Claude.ai, classées automatiquement par pays et par type de tâche, en libre accès. En août 2025, la France pesait 2,2 % de l'usage mondial, huitième pays. En novembre, 3,0 %, sixième ; en février 2026, 3,2 %, quatrième ; en avril, 3,6 % ; en mai 2026, 3,95 %, troisième pays du monde derrière les États-Unis (20,2 %) et l'Inde (7,1 %), devant le Royaume-Uni (3,5 %). Rapporté à sa population en âge de travailler, la France utilise Claude 3,97 fois plus que sa part de la population mondiale ne le laisserait attendre ; les États-Unis sont à 3,87.
La nuance tient dans la répartition des usages. En France, en mai 2026, 48 % des conversations relèvent du personnel, 34 % du travail, 18 % des études. Dans le monde : 40 % de personnel, 46 % de travail, 16 % d'études. La part du travail en France a même reculé, de 39 % en avril à 34 % en mai. Ces chiffres ne couvrent que Claude.ai, les offres Free, Pro et Max : l'usage des entreprises par l'API, professionnel à 84 %, n'y figure pas.
La lecture pour un DSI : l'outil est déjà dans les mains des salariés, et il est entré par la maison avant d'entrer par le bureau. La France est en avance sur l'adoption individuelle et en retard sur l'usage professionnel encadré, ce qui est la définition même du shadow AI. C'est aussi une chance : des utilisateurs déjà formés par leur pratique personnelle, qu'il reste à équiper et à cadrer.
Source : Anthropic Economic Index, jeux de données Hugging Face, éditions du 15 septembre 2025, du 15 janvier, du 24 mars et du 26 juin 2026 ; usage de Claude.ai (Free, Pro, Max), hors API ; parts de l'usage total, y compris usage non attribué. Fiabilité A.
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